Synopsis

Voilà que Madonna chante en basque !
À ce peuple singulier, elle emprunte également des pas de danses ancestraux. La transformation va même plus loin : à en croire la presse internationale, la pop star se ferait pratiquement voler la vedette dans son propre show. Ses employés parlent en tout cas de “Kalakanisation” du MDNA Tour !

Une équipe documentaire décide d’enquêter sur l’origine de ce substantif barbare et c’est dans les coulisses de la tournée de Madonna que réside l’explication de cette “kalakanisation” : Le trio Kalakan, trois musiciens qui avaient fait le pari de renouveler le chant et les percussions basques, ont imposé leur esthétique visuelle et sonore.

Entre deux hôtels, les musiciens basques expliquent cette rencontre improbable avec la Reine de la pop, leur travail acharné auprès du directeur musical, le processus de création, la recherche et la documentation de l’équipe artistique avant que l’ambiance ne vadrouille puis les danseurs de Brooklyn, témoins privilégiés de leurs débuts et de leurs inquiétudes, partagent librement leurs avis sur le Kalakan trio et son avenir.

C’est au cœur de cette histoire particulière que surgissent des questions plus larges : quelle est la place des expressions minoritaires au sein d’une culture de masse qui nivelle tout sur son passage ? Ou devrions-nous, à l’instar du sociologue suisse Jean Zigler, proclamer sans ménagement une victoire des vaincus ? Que cherche Madonna dans des cultures ancestrales ? Simple utilisation esthétique ou réelle volonté de générer du sens ?

L’équipe “Sagarra jo” part rencontrer des éminences, discuter avec les acteurs de la culture basque, pour tenter d’éclaircir ces questions et mener réflexion sur le devenir d’une langue minoritaire confrontée, pour une fois sans complexes ni distorsions, à une culture de masse.

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